Osez Rêver. Osez Changer votre Monde.

S’agripper à un scénario loufoque pour conserver le statu quo?

C’est arrivé aux meilleurs d’entre nous, aux géants et aux déesses, aux super héros. Je me suis déjà retrouvée dans cette situation plus d’une fois et je crois que bon nombre d’entre vous aussi. Je m’explique. On se sent emprisonné par une idée fixe, impossible de cesser d’y penser. Ça pourrait être un souvenir. Mais, c’est surtout une manière de percevoir un événement ou une circonstance. Une émotion s’y rattache et il nous semble impossible de penser autrement ou de ressentir les choses différemment. On s’agrippe à un scénario loufoque ou si vous préférez impossible.

On se sent vraiment paralysé dans notre quotidien, au point de perdre de vue ce qui nous fait chanter, jouer et apprécier la liberté. Je lis des articles à l’occasion sur le sujet, on y parle de dépression, de déprime, de fatigue. Mais la plupart des gens qui traversent ces passages à vide, gardent prudemment leurs expériences pour eux-mêmes. Je me demande pourquoi? Par peur de la nudité? Par peur d’être vue vulnérable?

Les pierres angulaires

Commençons par les évidences. Nous avons tous des rêves, des trucs que nous souhaitons réaliser avec différents degrés de motivation. Notre engagement est directement relié aux différentes facettes de notre histoire personnelle. Elles sont les pierres angulaires de notre personnalité. Elles se constituent des circonstances de notre vie, comme le lieu de notre naissance, les défis que nous avons traversés et ce que nous avons réussi à fuir ou à intégrer sur notre parcours. Elles sont la fondation de notre perception du monde et de nous-mêmes. Nous en sommes plus ou moins conscients parce qu’elles ont toujours fait partie de nos vies intérieures, invisibles mais présentes. Elles font partie du décor habituel.

Il n’est donc pas étonnant que ces pierres angulaires soient aussi des éléments clés qui architecturent nos succès, nos désirs, nos défaites, nos blocages et nos passages à vide. Ce sont de mini-programmes. Des sous-routines qui roulent en arrière-plan à peu près de la même manière que le processus de la respiration. Quand on respire, on n’y pense pas. La respiration se produit sans notre contrôle, nous n’avons aucun pouvoir là-dessus. Pour preuve, si nous retenons notre souffle assez longtemps, la respiration en arrivera à outrepasser notre volonté. Que nous le voulions ou non, ça respire. Personne ne contredit cette évidence.

Un scénarioUn scénario.

Je crois que nous taisons nos passages à vide parce que nous ne pouvons pas réellement expliquer comment ça se produit. Et de toute façon, qui voudrait admettre ouvertement ne pas toujours comprendre ce qui pilote sa propre vie? Lorsqu’une idée se fixe dans notre esprit, notre cerveau s’en préoccupe littéralement. Il parcourt ses archives à la recherche de solutions connues, bonnes ou mauvaises. Soit dit en passant, il n’est pas étonnant qu’un processus de procrastination s’enclenche durant ces périodes de recherches actives du cerveau. Mais ce qui m’étonne d’une part, nous ne pouvons pas nier la texture gluante du temps qui ralentit comme dans un film. D’autre part, il est pratiquement impossible de nier une sensation généralisée d’engourdissement. Mais, nous refusons d’admettre que ça nous contrôle aussi incognito qu’un battement de cœur.

Le déni.

C’est le signe que nous sommes tombés dans le panneau. C’est souvent à ce moment précis que nous choisissons de nier toute l’affaire. Et vlan!  Ce déni nous conduit, lentement et inévitablement, à croire une collection récurrente de pensées automatiques. Durant la phase de recherche active, une tonne de données pour la plupart des mensonges et des solutions inadéquates se restaurent dans notre cerveau à une vitesse phénoménale.  Plus la période de recherche active se prolonge et plus la procrastination peut s’imposer au risque de se transformer en passage à vide. Plus ça cogite et plus ça mène absolument nulle part. C’est comme signer un contrat avec soi-même stipulant le déni, le statu quo et l’automation émotionnelle en tant que scénario principal de notre existence. À la longue, cette léthargie psychique devient un état habituel. Aussi désolant qu’un voyage organisé pour des arythmiques et des cardiaques? Probablement.

Le trajet

J’ai changé de scénario. J’ai envie de me sentir enthousiaste à propos de ma vie, de mes choix et de chacune de mes décisions. Vivante! Pas vous? Dans ce cas, nous devons monter à bord de la vie en toute connaissance de cause. C’est-à-dire consciemment et spirituellement connectés, aucune fuite possible. La vie c’est comme des montagnes russes. Le parcours nous garantit des peurs terrifiantes en montant et des hurlements sans fond en redescendant. Nous savons à quoi nous attendre, et malgré tout, nous sommes toujours un peu surpris par le trajet.

Rassurez-vous, je ne dis pas que nous sommes à tout jamais prisonniers de notre histoire. Au contraire, je dis que notre cerveau est configuré logiquement pour effectuer certaines tâches, qu’on le veuille ou non. Il y a des techniques efficaces pour transformer la peur, le sabotage, la procrastination chronique etc. Ça demande de la pratique et un désir définitif de ressentir ce qui se trame quand un scénario prend le relais.

En attendant, je vous souhaite le rêve que vous avez dessiné dans votre journée, l’amour au cœur pour vibrer, la vision dans l’âme pour la quête.

Osez,